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La mine d’or de Skouries n’intéresse pas Greenpeace en Grèce

Par: OkeaNews

Le coup de gueule d’une citoyenne contre Greenpeace qui ne semble ni informé ni en mesure d’informer de la situation à la mine d’or de Skouries

GreenpeaceSkouriesGreenpeace veut libé­rer ses acti­vistes, sau­ver l’Arctique et l’ours polaire : c’est une inten­tion plus que louable. Mais en Grèce, cela fait grin­cer des dents quand toute une région lutte contre la mine d’or de Skouries dans l’ignorance la plus totale de Greenpeace. Traduction d’un coup de gueule d’une citoyenne qui a tenté de par­ler du pro­blème avec des acti­vistes de l’ONG au Pirée, sans succès.

l y a cette hypo­cri­sie qui me tape sur les nerfs… Comme si nous n’étions pas assez pro­fon­dé­ment dans la m….e, il nous faut aussi faire avec les « sau­veurs » en herbe qui « nous veulent du bien », non seule­ment à nous mais à la pla­nète entière !

Octobre 2013, à midi, avec un soleil qui fait pen­ser à une mini-canicule de juillet, je me retrouve sur la place cen­trale d’une ban­lieue du Pirée. Je m’assied sur un banc, je tente de me désal­té­rer en buvant un rafraî­chis­se­ment, j’allume une ciga­rette et savoure la cha­leur… C’est alors que je note la pré­sence de jeunes filles en gilet orange, qui se baladent tout autour, sans véri­table des­ti­na­tion, tenant des dos­siers noirs. Elles arborent un sou­rire à la Benny Hill et abordent tous ceux qui ont le mal­heur de pas­ser à leur portée.

À ce moment-là, ma nature fémi­nine vient me rap­pe­ler que, entre autres choses, je suis curieuse. Au moment où je m’apprêtais à quit­ter le banc et à faire sem­blant de me pro­me­ner, indif­fé­rente, une des « bouées » s’approche et « attrape » un pauv’ type qui passe. C’est alors que j’ai pu voir que, dans le dos, elle por­tait une petite ins­crip­tion «Free our acti­vists, save the Arctic» (Libérez nos acti­vistes, sau­vez l’Arctique). Et, en-dessous, le logo bien connu de Greenpeace.

Ainsi, je «dresse les antennes», isole tous les autres sons de l’espace envi­ron­nant et foca­lise sur la conver­sa­tion. Ni plus, ni moins, les filles tentent d’inscrire de nou­veaux membres pour que nous sau­vions, tous ensemble, l’ours blanc. Vois-tu, nous avons résolu tous nos pro­blèmes et il ne nous reste plus qu’à sau­ver le nou­nours. Les phrases du genre « notre monde peut deve­nir meilleur », « nous sommes tous res­pon­sables », « nos acti­vistes se battent tous les jours », « sau­ver l’Arctique, c’est notre devoir à tous », fusaient dans tous les sens. Et, le sourire-électrochoc était tou­jours là. Et, oui, il a fini par convaincre le type. Il a donné ses coor­don­nées, arrangé un abon­ne­ment de 10 euros par mois et a même remer­cié la fille !!!!!

«Voilà que mon tour arrive», me suis-je dite. Mais, non ! La fille par­tit de l’autre côté (ben, quoi ? Ma gueule ne lui plaît pas ?) C’est à moi d’agir, donc. Je fini ma bois­son d’un coup, remets en place mes yeux qui, sous l’effet du gaz car­bo­nique, ten­taient de quit­ter leurs orbites, je me lève et vais jeter la boite dans une pou­belle juste à côté de la fille. C’est alors qu’elle se tourna vers moi ! « Nous y voilà, donc ! », pensai-je en me frot­tant men­ta­le­ment les mains.

Elle remit donc sa cas­sette et, après l’avoir laissé faire, je lui demande : « Au fait, êtes-vous allés faire un tour à Skouries ? ». Sa réponse était l’équivalent d’une gifle de King Kong: « C’est quoi, Skouries ? » Après m’être remise la mâchoire en ordre, je ten­tais de faire un jeu de mot (ndlr : « Skouries » signi­fie aussi « rouilles » en grec) et la fille me par­lait de l’effet néfaste de la rouille sur l’environnement. La der­nière fois que j’avais res­senti pareil tour­nis, c’était quand j’avais bu du raki que mon père avait mis au frigo, ayant confondu la bou­teille avec une bou­teille d’eau ! Je lui dis : « M’enfin ! Pourquoi t’a-t-on envoyée ici ? Skouries, tu ne connais pas ? Ierissos ? Les mines d’or ? Allô ?» Et, alors, j’obtins la réponse finale qui me jetta au tapis : «Αh, je ne sais pas, moi…moi je suis là pour l’Arctique » (!!!)

Il n’y avait aucun sens à pour­suivre la conver­sa­tion. Je lui tour­nai le dos et la quit­tai. Et, tan­dis que j’attendais le taxi qui vien­drait me sau­ver de cette place, toutes les « Arctiques » s’étaient réunies et par­laient tout bas, en regar­dant dans ma direc­tion. De toute évi­dence, elles débal­laient leurs connais­sances ( ?) au sujet de « Skouries ».

Qui sait ? Peut-être ont-elles éga­le­ment contacté le QG pour rece­voir des ins­truc­tions sur ce qu’il fal­lait faire au cas où quelqu’un d’autre leur pose­rait la même question…

Par Liberté

Traduction : Okeanews

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